Trois minutes avant la fin de la séance : "Bon allez, faites moi tous un jet de perception !"
- Raté.
- Raté.
- Aaaaaah ! DEUX POINTS !

"Mouahaha. Vous tombez dans une embuscade. À dans deux semaines."

Mention de violence, d'échecs critiques et de Jdr 

Mon perso, c'est le meilleur.
Il s'enferme seul avec une bande de gens énervés et paniqués pour essayer de les calmer. Il foire ses tentatives pour les rassurer.
Donc il trouve vachement intelligent de s'enfermer avec eux, demandant à ses coéquipiers de verrouiller derrière lui.
Et là, c'est la baston. Il se foire bien.
Et dès qu'il essaye de se protéger, il fait un bel échec critique. Il perd son bouclier d'énergie dans la foule. Youhou.
Deux mecs le plaquent contre la porte.
Il parvient à se dégager un bras et retente de les convaincre qu'il serait bon de se calmer. ... nouvel échec critique.

Heureusement que ce ne sont pas ses deux caractéristiques principales à 60% et 70% ...
Il va prendre cher.

Partie de jdr "jeu-moi" - Ep 10 : Un sommeil explosif (CW douleur) 

** CW douleur **

J'étais tout en tension, espérant plutôt que priant que N., sa femme et C. s'en soient tirés, ignorant ce qu'il y avait en bas et me terrant dans un couloir en observant la lumière du méca balayer les différentes fenêtres. Tantôt à gauche, tantôt à droite, tantôt en haut, tantôt en bas.
R. s'est mis à prendre l'une des bouteilles que O. avait dans son sac : ils envisageaient de remettre cela. Javais du mal à interpréter leurs visages. À la fois j'y voyais de la peur et de la tension et à la fois iels semblaient enthousiastes à l'idée de refaire péter des choses. Savoir quoi en penser dans ce genre de situation était assez délicat. Après avoir peser le pour et le contre en une minute, je me suis affairé à les aider dans leur tâche. Les lumières ont cessé de balayer la façade : le robot se détournait de nous.

R. a allumé la mèche et s'est approché rapidement du trou béant dans la chambre. Je l'ai vu lancé sa bouteille enflammée et ai entendu la propagation des flammes. Ça avait fonctionné ! J'étais à la fois rassuré et inquiet : le robot ne semblait guère ralenti.
Les lumières sont revenues vers nous et cette fois on a choisi d'affronter ce qu'il y avait en bas plutôt qu'une explosion. On se pressait dans les escaliers quand une rafale de tirs perforants à raser nos têtes.
Il n'y avait visiblement rien en bas mais il nous fallait fuir or la porte d'entrée donnait directement sur le robot.
O. nous a indiqué la fenêtre qui donnait de l'autre côté de la maison et je me suis avancé pour la suivre jusqu'à ce que mon regard soit attirer par la plaque de gaz.
Là... J'ai eu une idée très stupide. Le genre d'idée qu'on a rarement dans la vraie vie et qu'on ne voit que dans les films d'action américains. J'ai fait signe aux deux de se dépêcher de sortir et iels se sont exécutés sans attendre quand iels ont compris mon idée. La fameuse idée.
J'ai ouvert les différentes plaques de gaz en espérant que malgré les différents trous dans les murs, la maison puisse se remplir de gaz inflammables. Et j'espérais ainsi que exploser tout cela, ce qui aurait une chance d'étourdir voire de faire chuter le robot de 5 mètres de haut. Les chances de succès étaient faibles mais je me disais que même une chance sur mille ça valait le coup. Je me suis alors dirigé vers la fenêtre à mon tour et j'ai basculé de l'autre côté au moment même où une rafale mitraillait la cuisine. La réception sur le sol fut un peu rude mais j'ai pu apprécier le fait de ne pas être blessé plus que cela. J'ai ramassé ma lance et les deux balais sans embouts que j'avais jeté juste avant moi puis me suis dirigé vers O. et R. qui avait visiblement préparé un autre mélange explosif. J'ignorais de quelle bouteille d'alcool il s'agissait.

O. a alors lancé la bouteille à l'intérieur de la maison. Ou bien c'était son complice, je ne sais plus trop. Je me souviens que j'ai poussé les deux pour qu'ils se mettent à courir, restant derrière de façon à être certain que O. allait bien.
On a couru.
Quelques mètres.
Puis il y a eu une grosse explosion.
Et ce fut la douleur dans tout mon corps. Je sentais mon sang, mes os. Tout me piquait. Ma vision s'est obscurci. L'air m'a manqué.
Le sol s'est rapproché de mon visage... comme au ralenti.

Puis ce fut le noir.
Total.

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Pour celleux qui apprécient de la ou les parties de . Ou les deux.

J'écris ma dernière partie qui consiste à m'incarner moi-même (avec mes amie·s qui font de même) dans un monde similaire au nôtre mais avec un petit truc "apocalyptique" en plus.
Pour commencer c'est par là : imaginair.es/@Elanndelh/100726 (tous les précédents épisodes sont liés). Vous pouvez aussi checker

Et sinon, je me suis aussi créé un compte joueur il y a quelque temps pour raconter mon autre Jdr en cette fois. Il raconte aussi son histoire, mais blablate aussi un peu sur sa nouvelle vie, dit des conneries et se chamaille avec @Asphee .
Le compte de mon personnage est @VivienLaduche

Bonnes lectures !

Partie de jdr "jeu-moi" - Ep 09 : Réveil 

J'ai eu l'impression que mon sang s'était arrêté.
Un méca approchait, je n'étais pas sûr du bruit mais j'en avais pleinement conscience : au fond de moi, j'en étais sûr. Je suis sorti de la salle de bain pour aller voir par la fenêtre de la chambre que R. et O. se mettait à fouiller. Je me suis approché prudemment, redoutant chaque pas.
Un putain de méca approchait. Et il était impossible qu'on puisse rejoindre la voiture... Putain. Putain.

Si mon sang donnait l'impression de s'être arrêté, il m'a ensuite donné l'impression d'être glacé quand j'ai vu le portail du garage vers lequel s'était dirigé mes trois autres ami·es s'ouvrir. Le projecteur du robot s'est dirigé vers lui.
Je suis sûr que c'était la tête de F. que j'ai vu un instant avant que le portail ne se referme. J'ai senti et vu le méca s'approcher de leur bâtiment et je ne voyais aucune autre issue. Il ne pouvait pas n'y en avoir qu'une seule, si ? Putain, non ! En regardant le robot, j'ai pu voir une de ces créatures à carapace qui avançait devant. Une seule ?
Des bruits de tissus et de voix m'ont fait tourner la tête un instant en arrière et je pouvais voir O. et R. s'éclipser de la chambre après s'être rendu compte qu'il y avait un méca. Ma sœur m'a fait signe de la suivre. Je crois. Mes pensées se sont embrouillées. Je ne pouvais pas. Ils allaient... les autres allaient...
Avant que je ne réalise ce que je faisais, j'avais ouvert la fenêtre. Puis j'ai compris que je n'avais qu'une seule chose à faire. Une chose très stupide. je me suis penché un instant pour attraper le premier truc qui me tombait sous la main. Un réveil je crois. Je l'ai fermé dessus. Je me suis redressé et l'ai lancé de toutes mes forces en direction du robot en criant ... un truc. Le mouvement m'a fait un peu mal au bras, notamment avec le poids du sac sur mon dos qui m'entrainait. J'espérais...
Eh oui. Le haut du monstre mécanique a commencé à se tourner vers ma direction. J'espérais que les autres en avaient profité. Le projecteur s'est rapproché de la maison. J'ai alors compris que j'avais oublié une étape importante : la fuite !

"Couchez-vous !" ai-je alors crié à O. et R. qui m'attendait dans le couloir. Je me précipitais vers eux quand l'explosion m'a soufflé.
J'avais les oreilles qui vrombissait et je souffrais au niveau du dos : qu'est-ce que mon sac était lourd... J'ai eu une pensée pour mon ordinateur, je me suis demandé s'il était cassé ou si ça allait passer. C'était furtif et complètement stupide comme questionnement vu la situation mais je me souviens très bien me l'être posé. On est un geek ou on ne l'est pas, hein ?
Je crois que les deux autres m'ont tiré en dehors de la chambre. Ou bien je m'en suis tiré seul; je n'en sais rien. Quoiqu'il en soit quand j'ai regardé de nouveau la chambre, il manquait littéralement un pan de mur. Le toit s'était affaissé en partie et une partie du sol était manquante. C'était étrange de voir le ciel et l'extérieur depuis une maison sans limite de mur ou de fenêtre. Mon ouïe a commencé à revenir mais j'ai surtout vu que l'attention du méca (son projecteur) était encore fixé sur la façade et qu'il la balayait comme pour nous trouver. Je me suis péniblement remis debout et j'ai suivi les autres vers les escaliers.

J'avais à peine fait la moitié de la descente que R. nous faisait signe de remonter dans le couloir quitte à nous pousser pour que l'obn presse le pas. J'ai cru entendre un bruit au rez-de-chaussée... Était-ce... un de ces aliens ? Mes mains se sont crispées et j'étais content de trouver le bois dur du balai qui me servait de lance. J'avais encore ça. Et nous étions encore en vie. Pour le moment.

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Punaise, j'ai un doute sur l'ordre des événements. >< Ça a explosé avant ou après ? .

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Partie de jdr "jeu-moi" - Ep 08 : Fouille 

On s'est regroupé pour checker que tout le monde allait bien et j'en ai profité pour évaluer d'un coup d’œil le matériel que chacun avait sur lui. Pas facile avec les sacs mais j'ai pu apprendre que ma sœur avec récupérer en vrac plein d'outils qu'il y avait eu dans une caisse à outils dans le garage sous l'immeuble de F. et N. Ce qui était, selon moi, une super nouvelle. Avant que je ne puisse en apprendre plus, O. se faisait embarquer par R. pour aller fouiller la maison à laquelle appartenait la palissade qui nous avait dissimulé. Je ne les ai pas suivi tout de suite, cherchant à déterminer ce qu'allait faire les autres.
F. ne m'a pas trop laissé de choix et m'a accaparé pour s'occuper de l'une de mes blessures, heureusement ce n'était rien de grave, la bestiole m'avait eu mais pas profondément. Elle en a profité pour m'avertir qu'avec N. iels avaient trouvé un type dans une des maisons qui acceptaient de nous laisser entrer le temps de soigner nos blessures et de nous reposer. C'était une bonne chose et rassurant de savoir qu'on n'allait pas se retrouver complètement seul : j'avais envie de réunir des gens avec nous pour organiser une sorte de... ben... une sorte de résistance. Je sais que ça semblait super con et ambitieux comme projet mais, non seulement j'ai toujours été quelqu'un de très ambitieux, mais surtout, j'avais envie d'en démordre et tout ce que j'avais comme connaissance de ce genre de situation me soufflait de résister et de ne pas lâcher. Même si nous n'allions être qu'une guérilla, ça valait beaucoup mieux que de simplement se laisser abattre et mourir. C'était très ambitieux et j'avais un peu honte de cette idée donc je n'en ai soufflé mot à personne. Je me disais bien qu'ils n'allaient pas me soutenir dans ce projet; ce n'était pas le bon moment. O. m'aurait probablement soutenu mais R. j'en doute. Idem pour les autres.
Un bruit de verre brisé provenant de la maison attira notre attention.

Je me suis rapproché du bruit dans l'idée de chercher ma sœur et en fait... c'était elle et R. qui venait de péter une vitre et qui commençait à s'infiltrer à l'intérieur... Je n'ai pas vraiment cautionné leur acte mais puisque c'était fait, il valait mieux que l'on reste en groupe de trois plutôt que deux comme j'avais pu l'apprendre. Je me suis donc engouffrer dans l'ouverture en faisant bien attention au verre brisé. Quand je me suis retrouvé à l'intérieur, j'ai jeté un oeil dehors pour voir ce que faisaient les trois autres et visiblement, ils se dirigeaient vers un autre bâtiment, une sorte de garage-jardinerie.
Revenant aux deux autres, j'ai pu entendre des bruits, des rires et des discussions mais aussi des plaintes comme quoi iels ne trouvaient pas ce qu'iels souhaitaient dans la cuisine. Je m'y suis engagé dans l'intention de chercher de quoi faire d'autres lances, pour les autres mais aussi pour en avoir de rechange : les aliens semblaient bien résistants et il était probable, selon moi, qu'on brise nos lances dessus à un moment ou à un autre. Autant donc prendre les devants. L'idée de me retrouver sans défense me terrifiait quelque peu.

Balais, couteaux, ruban adhésif. C'était ma priorité.
Et je n'ai finalement trouvé que deux balais. J'ai enlevé les embouts inutiles pour le garder que les bâtons bien droits puis ai rejoins R. et O. qui gravissaient les marches de l'escalier. Je me disais qu'on pourrait trouver des trousses de soins ou des médicaments utiles dans une pharmacie, j'ai donc cherché la salle de bain. Bien évidemment, c'était aussi ce que cherchait les deux autres, il allait falloir que l'on communique plus si on voulait être efficace : à trois dans la pièce on était un peu serré. En passant à côté de ma frangine pour fouiller un placard, j'ai pu remarqué qu'elle tenait une bouteille de whisky en main et que son sac était déformé par des bouteilles. Iels allaient remettre ça. Je savais que ma sœur avait un petit côté pyromane et que R. en avait carrément un mais je n'avais jamais envisagé que ça dépasserait le cadre des délires ou des jeux de rôles ! J'ai ouvert la bouche puis l'ait refermé : qu'aurais-je pu leur dire ? D'autant que... ça nous avait été bien utile. J'étais partagé entre cette pensée et le fait que faire péter des trucs à coup de cocktail molotov amateur était quand même fichtrement dangereux.
Sans prendre de décision, je me suis concentré un instant sur ma fouille pour sortir une petite trousse de soin, probablement bien peu utile comparé à celle que j'avais dans mon sac. Je l'ai quand même ajouté dans mon sac. Ça pouvait servir. Vu notre situation... ça pouvait fichtrement servir.

R. et O. râlaient encore de concert sur le fait qu'iels ne trouvaient pas de déodorants quand j'ai ressenti une secousse caractéristique. Mon sang s'est glacé : un méca approchait !

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Partie de jdr "jeu-moi" - Ep 07 : Le feu dans le dos (CW sang, violence) 

** CW sang, violence **

Cette fois-ci, j'avais compris la leçon et fait signe de me suivre avant de sauter par dessus la palissade et de me cacher contre elle. O. m'a suivi sans soucis après avoir récupéré une flèche et N. a fait de même. Ce qui m'a surpris c'était que les trois autres nous avait rejoins et avait sprintés pour se mettre à couvert avec nous. On était tous les six vivants... Ce qui était vraiment rassurant. Je ne savais plus trop quoi penser, mon coeur battait encore la chamade, j'avais des douleurs partout comme si mon corps allait me lâcher et surtout j'avais une pensée qui prenait de plus en plus racine : j'avais tué et j'allais continuer à tuer ces choses. Je n'avais tué qu'un seul animal, un poisson, un jour quand j'étais encore un gamin. Il m'a suffit d'un pour comprendre à quel point c'est irrémédiable et stupide. Mais là... là il fallait que je sauve ma peau. Il fallait qu'on se défende putain ! Et je refusais de me laisser abattre ou de me rendre. Je savais que mes pensées étaient encore bien excité par le combat et ce que je venais de faire mais c'était ce que je pensais sur le moment.
Se cacher fut une bonne idée car les pas que l'on entendait n'étaient que ceux de deux autres bestioles attirées par le bruit, je présume. Le monstre carapaçonné que nous avions tué en dernier avait bien crier, ça avait dû donner l'alerte. À travers la palissade et en prenant soin de ne pas trahir notre présence, je les observais. Ils étaient deux et avançaient... prudemment je dirais. Ils se sont approchés des cadavres et alors que l'un restait vers eux, l'autre s'est éloigner comme s'il se mettait à notre recherche. Un bruit de liquide à côté de moi attira mon attention.

J'ai ouvert de grands yeux hallucinés quand j'ai vu que R. commençait à essayer d'imbiber d'alcool un tissu et c'est quand j'ai vu ma soeur avec le même sourire que R. et son briquet à la main que j'ai compris ce qu'iels allaient faire. Mon esprit a rapidement calculé nos chances : c'était faisable, ça pouvait marcher et je faisais confiance à R. pour y avoir suffisamment réfléchi. La créature qui s'éloignait nous tournait le dos et n'était qu'à une dizaine de mètres. Si je m'activais, je pouvais encore la surprendre.
C'était décidé. J'allais me le faire. On allait se les faire. Ce ne serait pas deux mais quatre qu'on allait dézinguer. Je me chauffais intérieurement et ravivais ma colère de façon à avoir un maximum d'énergie. Je savais que ça allait obscurcir mon jugement mais bon, vu le pétrin dans lequel on était, il nous fallait agir vite. Et si possible les tuer sans qu'ils ne crient cette fois. J'ai jeté un bref regard à F., C. et N., certain·es m'ont rendu mon regard en acquiesçant et même si tout le monde ne me suivait pas ça devrait le faire.
J'ai compté dans ma tête en bandant ma volonté, resserant ma prise sur ma lance. Trois. On pouvait le faire. Deux. On allait le faire ! Un.
En essayant de rester discret je me suis relevé et ai franchi la palissade de nouveau (heureusement qu'elle n'était pas très haute), je me suis alors mis à courir, passant devant la première créature sans m'arrêter, fonçant sur la deuxième, visant le cou. Le cou semblait être la seule partie de leurs corps non protégée. Il fallait que ce soit là. Sans les voir, j'ai entendu des gens me suivre. Puis un brisement de verre dans mon dos. Le cou. Il fallait que je me concentre sur le cou. Plus que deux mètres.
Un mètre.
Là ! J'ai porté mon attaque en y mettant toutes mes forces. J'avais crains que cet alien ne se retourne plus tôt mais visiblement j'avais été suffisamment rapide, Alana en soit remerciée (la Déesse de la Chance pour les incultes). Un bruit de flamme se fit entendre dans mon dos. Sans y prêter réellement attention (je supposais que R. et O. avaient réussi leur coup), je me concentra pour retirer mon arme dans l'idée de porter un second coup. J'ai vu C. et N. arriver juste derrière moi pour porter deux coups à leur tour, le premier avec la lance de ma soeur, le second avec la batte de baseball. Et... ça a suffit. C'était... dégueulasse une fois encore, violent mais ça avait été bien plus rapide. Et sans cri cette fois-ci. Mes jambes tremblaient un peu. F. était non loin avec une flèche encochée, prête à réagir si l'alien montrait encore un signe de vie, ce qui, fort heureusement, ne fut pas le cas.
Je me suis retourné et j'ai pu observer le cadavre calciné du second qui continuait de se débattre sans bruit en gesticulant dans l'air. Cela m'a étonné, j'avais pensé qu'il ferait beaucoup plus de bruit. Par la suite, R. m'a appris que les personnes enflammées qui ouvraient la bouche pour crier provoquaient un appel d'air qui grillait directement la gorge. Du moins, ça fonctionnait ainsi pour les humains et il supposait que c'en était de même pour ces monstres. Moi aussi.

Je nous ai regardé, on n'en menait pas large mais on avait tous des sourires, nerveux pour la plupart. On était en vie et on en avait eu quatre. On allait résister. Je savais qu'on pouvait résister. Au fond de moi, j'en étais certain.

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Partie de jdr "jeu-moi" - Ep 06 : Premier combat (CW sang, violence) 

** CW sang, violence **

Deux monstres donc et moi qui me tient comme un con, les mains en l'air. Je suppose que c'est l'adrénaline ou quelque chose du genre mais je me suis vite repris, j'ai resserré les deux mains sur mon arme et leur ai foncé dessus. Dans le même temps j'espérais à la fois que O. me suivrait pour nous donner une chance de les buter et à la fois qu'elle resterait caché pur ne pas se faire taillader. Je n'ai pas vraiment eu le temps de réfléchir avant de leur foncer dessus : s'enfuir leur aurait permis d'aller chercher d'autres de leurs potes voir même de me tuer dans le dos. Je préférais les affronter malgré ma peur et mon cœur qui me hurlaient de prendre mes jambes à mon cou.
Des bruits de courses derrière moi. O. m'avait donc suivi, fort bien. Et fait chier à la fois. Je ne quittais pas les deux créatures des yeux, elles se sont mises à nous foncer dessus et ont fait un bond de quelques mètres comme pour nous écraser sous leur poids. Sans trop réfléchir, j'ai fait appel à mes quelques connaissances de combat à la lance glané pendant mes années médiévistes et dans les romans fantasy (vive les références, je sais), et je me suis accroupi sur le sol, tenu la lance fermement contre mon corps, la hampe posée aussi contre le sol en criant à O. "Fais comme moi !". Du moins... je crois que j'ai crié, je dois avoué que je ne m'en souviens pas. La seule chose que je sais c'est qu'elle m'a imité. Cette posture me semblait être la meilleure façon d'encaisser et de blesser ces trucs. J'ai fermé les yeux et protégé ma nuque de mon mieux, en me traitant une fois de plus de crétin. Si seulement, j'avais juste patienté plutôt que de sortir à découvert pour essayer de...

Le choc m'a vite ramené à la réalité: la lance s'est bien enfoncé dans l'abdomen de la créature mais j'ai visiblement raté un point vital vu comment elle a continué à se débattre. J'étais le nez face à sa carapace et les six pattes du bas semblaient bien trop résistantes pour que je puisse espérer faire quoique ce soit. J'ai donc surmonté mon dégoût et me suis redressé, gardant dans ma main gauche la lance et attrapant de la droite le couteau suisse que F. m'avait laissé. J'avais trop de difficulté à m'imaginer le mettre dans l’œil même si ça atteindrait probablement le cerveau donc je me suis contenté d'essayer de lacérer la gorge de la créature qui a hurlé de douleur.
Elle a répliqué en essayant de me donner un coup depuis l'un de ses bras mais j'ai réussi à le parer tant bien que mal. Elle a ensuite hurlé de nouveau mais de frustration et j'ai compris que c'était ma frangine qui venait me prêter assistance quand j'ai vu sa lance rater la tête de quelques centimètres à peine. Ça m'a surpris : avait-elle déjà réussi à tuer l'autre ? Peut-être que ma stratégie avait finalement payé : 50% de réussite c'était bien plus qu'escompté. O. m'a donc aidé et j'ai pu lui remettre un coup de couteau, c'était tellement dérisoire mais j'étais sûr qu'on pouvait la tuer. J'ai encaissé un coup en grognant et j'ai pu sentir ensuite la créature défaillir et perdre en vitalité. Je me suis dégagé, couvert de sang noir, le manteau bien abimé et j'ai pu me rendre compte qu'en plus de ma sœur, R. nous avait rejoint et avait mis deux flèches dans le corps de la chose. C'était le bienvenu et je me sentais un peu stupide d'avoir mis nos vies en danger ainsi. Et dans le même temps... je restais convaincu que c'était la meilleure chose à faire. J'ai retiré ma lance.

De nouveaux bruits de pas se sont fait entendre.

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Partie de jdr "jeu-moi" - Ep 05 : Rencontre 

Coincés donc, on n'a pas eu le choix : F. a fait demi-tour et on est reparti d'où on venait. Elle s'est arrêté dans une sorte de place entourée de plusieurs maisons. Ça ressemblait pas mal à un lotissement mais à l'extéiruer d'une ville. Bref, je ne me suis pas trop posé de questions et on est sortis du véhicule.
Alors que F. quittait la place du conducteur, j'ai proposé à ma soeur de s'y assoier et de se préparer à démarrer si besoin était, F. a ouvert le coffre puis s'est occupé de C. et R. Pendant ce temps-là, j'ai proposé à R. d'aller voir s'il y avait des gens dans les maisons qui pourraient nous porter assistance. Il a pris la batte, moi ma lance et nous nous sommes avancés jusqu'à la première maison. J'avais le ventre noué à l'idée de m'éloigner de ma soeur et des autres, j'ai jeté quelques regards en arrière mais j'ai continué : il nous fallait des renseignements et des trucs pour soigner nos amis.
Après avoir toqué et obtenu que le silence en réponse à la première maison, R. a suggéré de pété un carreau et d'entrer. Je ne préférais pas faire cela maintenant, notamment dans le cas où la maison serait encore habitée mais craintive à notre égard. On s'est donc dirigé vers la seconde, il y en avait une douzaine.
Avant d'atteindre la maison, nous avons perçu des vibrations dans le sol et reconnu le son caractéristique des méca. J'ai couru vers les autres pour qu'ils me voient bien et leur ait fait signe de se cacher en vitesse. J'ai évité de crier car je ne voulais surtout pas que ça attire la chose sur nous. Après avoir vérifié que ma soeur avait bien compris, je me suis glissé derrière une maison et j'ai patienté.

Le méca est finalement passé, on s'est regroupé. R. et C. semblait relativement en forme, c'était une vraie bonne nouvelle, ils pouvaient même courir sans soucis visiblement, ce qui était presque inespéré. Iels avaient récupéré tout ce qu'il y avait dans la voiture, les sacs et les armes. Mon sac me pesait assez lourd mais il était inenvisageable de m'en débarrasser, je n'avais plus grand chose d'autre à quoi me raccrocher.
Après une courte réflexion, nous avons choisi de nous séparer en trois groupes de deux. J'allais avec ma soeur, N. et F. ensemble et C. et R. de leur côté. Avec O, nous nous sommes donc rapprochés des maisons les plus proches de là où on avait abandonné la voiture, on était tous les deux armés de nos lances et c'était à la fois rassurant et ridicule. J'ai eu une pensée pour ce que j'avais pu voir dans les films et jeux qui se retrouvaient dans la même situation : les personnages avaient généralement des armes à feu et ils galéraient quand même bien. Je ne voyais pas trop comment on allait pouvoir s'en sortir, nous. Surtout dans la réalité...
Alors que je réfléchissais, il y a eu comme des bruits de pas. J'ai poussé O. contre une palissade et lui ai fait signe de se cacher. J'ai réfléchi quelques secondes et je me suis dit que puisqu'il s'agissait d'humains, on allait forcément pouvoir discuter. Dans mon esprit, une pensée se formait de plus en plus distinctement et férocement : je vais résister. Et pour cela, il fallait que l'on soit uni, forcément.
Les pas se rapprochaient, je suis donc sorti, les mains visibles malgré ma lance dans une, de façon à me montrer pacifique. Je savais que ma soeur veillerait sur moi quoi qu'il arrive donc autant entamer le contact. D'autant plus que le temps jouait contre nous s'il y avait un méca dans les parages, il y en auraient probablement d'autres bientôt.
Les pas... putain, les pas... C'étaient pas des pas d'humains... C'étaient les pas de deux créatures vertes et carapacées qui semblaient aussi surprises de me trouver là que moi de me rendre compte que ce n'étaient pas des fichus humains. Si seulement, on avait été dans un récit et que j'étais bourré de talents, j'aurai probablement pu le percevoir à l'ouïe. Quel crétin je suis. Deux monstres. Chier.

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Partie de jdr "jeu-moi" - Ep 04 : Sur la route 

Ce qu'il s'est passé ensuite était très flou et très rapide. Ça a pourtant duré plus d'une heure mais je n'en ai que de vagues souvenirs; probablement parce que j'étais en train de réaliser et d'halluciner sur tout ce que nous venions de vivre. Ce n'était très probablement pas un rêve : je n'en ai jamais fait d'aussi réaliste et j'avais déjà mal à plusieurs endroits, j'étais fatigué et effrayé. Ce n'était pas un putain de rêve... on était vraiment attaqué par... des trucs ? Des aliens, je suppose vu la tronche, c'est impossible que ça n'ait été créé sur Terre, ça. Ou bien si ? ...
J'étais à l'avant de la voiture qui roulait de façon pas très rassurante selon moi. Rapidement, dans une situation d'urgence et dans des rues pas du tout "sécurisées". On craignait à chaque minute de tomber sur ces grosses machines bipèdes et leurs canons. Je ne sais pas trop comment mais on a réussi à sortir de Lyon. Honnêtement, je crois qu'on a débattu du lieu où allé mais qu'on s'est finalement plié à F. qui conduisait. J'aurai bien voulu aller en Lozère, à un endroit avec des montagnes, des arbres et une faible concentration de population mais j'imagine que c'était compliqué, surtout avec la route. Donc... on a filé vers le Nord, je crois. On a dû malgré nous emprunté une partie de l'autoroute bondée qui fuyait la ville et F. n'a pas trop tergiversé : quitte à fuir, il fallait le faire rapidement. La première sortie n'était qu'à 500m et les voitures n'avançaient pas, elle a donc totalement empiété sur la voie de secours et on a prier pour que personne ne fasse la même chose devant et ne nous bloque. Ça c'est bien passé. Je crois.
La route a continué et je commençais à avoir mal au bras à force de tenir ma "lance" à l'extérieur de la voiture, j'ai donc changé de bras pour me soulager un peu. J'ai réfléchi à beaucoup de choses. Quoi précisément ? Aucune fichue idée... Probablement à la situation et à ce qu'il fallait faire. La voiture était silencieuse, j'imagine qu'on était tous dans le même sac. Tous dans le même état. Quand je jetais un regard à F., je voyais la concentration et la peur sur son visage. Crispée sur le volant, cherchant à nous mettre en lieu sûr, ce n'était pas du tout une tâche facile et je n'aurai pas été capable de le faire à sa place, je crois. J'aime pas conduire.

Alors qu'on était une route (nationale ? Piou) pas trop fréquentée, on est finalement passé sous une portion d'autoroute. Et il y avait deux méca par dessus... F. a accéléré et on est passé en force, si je me rappelle bien. Ils ont tirés et ont transpercé la carlingue de la voiture sur la droite. Heureusement ce n'était que des "balles standards" qui ne faisaient pas tout exploser et personne n'a été touché. On a continué, complètement flippé à l'idée de mourir à la prochaine rencontre. J'ai encore changé de bras et on est tombé sur un carrefour. Là, il y avait sur la gauche un autre méca qui nous tournait le dos. Je ne sais pas trop comment il a fait mais il nous a senti ou entendu ou scanné et il s'est retourné pour nous tiré dessus. C'était la deuxième salve que je me prenais dans ma vie, le tout en moins de dix minutes. J'ai senti les impacts de balle dans ma portière, j'étais crispé, les jambes serrées, les jointures de mon point devenues blanches. J'étais littéralement passé à quelques centimètres de la mort vu les trous. Derrière j'ai entendu des cris de douleur, au moins deux. Je me suis retourné et c'était C. et R. qui s'était visiblement pris des éclats; ils n'en menaient pas large... F. a proposé de s'arrêter pour soigner tout cela mais il nous fallait encore nous éloigner de cette chose et trouver un endroit plus sûr.
On n'a pas cessé de rouler, le paysage continuait de défiler et je continuais de scruter la route à droite et à gauche dans l'espoir de repérer d'éventuels robots avant qu'ils ne le fassent. Je devais être fatigué ou bien la route était plus calme à présent que l'on s'enfonçait dans la campagne mais je n'en ai vu aucun.

Brusquement, F. a pilé : la route était bloquée par une voiture qui s'était encastrée entre deux bites en béton de parts et d'autres de la petite route. Impossible de la déplacer avec notre véhicule, ça nous aurait pris trop de temps et c'était beaucoup trop dangereux. On était bloqué et la tension a augmenté d'un cran, de mon côté du moins.

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Partie de jdr "jeu-moi" - Ep 03 : Une issue, deux monstres 

Malgré le fait que je sois content de ces trouvailles, y a un truc qui me semblait désagréable. Je n'ai pas réussi à mettre le doigt dessus jusqu'à entendre F. jurer et un bruit de moteur qui démarre au quart de tour. le portail était ouvert ! Ça m'a glacé : c'était trop risqué de sortir maintenant ! Et là, c'était une ouverture gratuite pour les monstres ! Je me suis donc dépêché d'aider ma sœur à faire des lances de fortunes puis alors que la deuxième voiture passait devant nous, j'ai essayé de les en empêcher en tapant contre leur vitre : "C'est trop dangereux, faut pas sortir maintenant ! Ils ont des mécas capable de défoncer les voitures !" Le mec ne m'a pas écouté et malgré une dernière tentative "Pensez à vos enfants", il est parti en trombe une fois sur la rampe menant vers l'extérieur. J'avançais derrière lui dans l'idée de refermer le portail et c'est alors que j'ai vu deux choses. La première c'était l'extincteur qui était accroché sur un mur à ma gauche, la seconde c'était que le véhicule qui venait de sortir avait embouti deux créatures qui se trouvait tout en haut de la rampe. J'avais donc le choix : prendre l'extincteur ou essayer d'aller voir dehors s'il y avait encore ces espèces de robots et d'autres monstres. Même s'il fallait passer à côté de deux d'entre eux... probablement morts. Je l'espérais en tout cas.
On avait trop besoin d'informations. Moi en tout cas, j'en avais besoin pour comprendre ce qu'il se passait. J'ai donc pris sur moi et me suis rapproché du portail ouvert. F. venait vers moi et je lui ai donc exposé mon plan. En gros... je tente d'aller voir ce qu'il y a à l’extérieur et elle se charge de fermer le portail si ça pue. Elle accepte et je lui demande si elle a un couteau ou quelque chose sur elle. J'étais assez fou pour sortir malgré les deux choses sur la rampe mais pas au point de me laisser sans défense. sans rechigner elle me tend un couteau suisse dont je mets à nu la lame, quelque peu dépité de sa longueur mais rassuré d'avoir quelque chose en main. Je me mets alors à courir pour remonter la rampe. Je n'ai pas lâché des yeux les deux créatures écrasées. L'une ne bougeait pas, l'autre semblait sonnée. Je ne me suis pas attardé et suis resté à distance. Arrivé au niveau de la rue, j'ai regardé ce qui nous attendait.
Un méca s'éloignait sur ma droite et un groupe de créatures semblait se battre avec des gens. Je n'étais pas sûr de voir qui l'emportait mais je craignais de le savoir.

Je suis redescendu en leur disant "En voiture !" Il n'y avait pas beaucoup d'autres solutions. J'ai été surpris de découvrir une troisième voiture en plus de celle de F. et N. À l'intérieur il y avait un homme et deux enfants. Je lui ai demandé ce qu'il voulait faire et où il voulait aller. Rejoindre une ville en périphérie de Lyon pour checker son ex-femme. Mgné. J'aurai bien voulu que l'on reste ensemble mais visiblement ce n'était pas possible. Je lui ai donné les infos que j'avais concernant le méca et ait proposé de faire le guet pour vérifier qu'entre temps il n'y en avait pas un autre.
Mes amis m'ont rejoint et O. m'a rendu ma lance. Je dois avouer que j'étais bien plus rassuré avec cela que le simple couteau; celui-ci je l'ai mis dans une de mes poches, encore ouvert. Au cas où. Juste avant de me retourner, j'ai demandé une dernière faveur au conducteur : "Écrasez cette chose s'il vous plait.", ce à quoi il m'a répondu, souriant "Avec plaisir !". Ce n'était pas un sourire très rassurant, probablement qu'il était aussi nerveux que celui que j'avais sur le visage. Mais c'était bien mieux que de pleurer en ce moment. Il nous fallait agir et agir vite.
Il m'a donc fallu remonter jusqu'en haut de la pente. La chose qui bougeait un peu ne semblait pas encore complètement réveillée et ça m'a beaucoup arrangé. J'ai jeté de nouveau un regard à ma droite : le méca continuait de nous tourner le dos et de s'éloigner, uniquement suivi par une de ces bestioles à carapaces. Un croisement permettait de prendre une rue perpendiculaire pour l'éviter mais... qui sait avec quelle vitesse il nous aurait grillé. Sur la gauche : le combat avait toujours lieu.
J'ai regardé en bas, vers le garage et me suis demandé pendant plusieurs secondes la direction à leur indiquer. Après un dilemme moral, j'ai fais des signes de main pour indiquer la gauche. Le méca était vraiment trop dangereux et je ne connaissais pas sa vitesse de réaction. Je n'étais pas assez cynique ou froid pour utiliser ces gens pour un test. Même si l'idée m'avait effleuré l'esprit.

Le véhicule a accéléré et bien percuté l'hexapode puis elle est parti vers la gauche et le groupe combattant. Une créature a essayé de sauté sur le toit mais finalement elle s'est fait envoyer dans le décor. Il n'avait écrasé personne d'autres. C'était donc possible. mauvais conducteur comme je l'étais je ne pouvais pas vraiment le prévoir et j'espérais que la personne qui nous conduirait ferait aussi bien.
Et justement, c'est F. qui est arrivée, elle m'a ouvert la portière passager alors que je m’apprêtais à monter dans le coffre. Ma lance n'était vraiment pas pratique et les sièges à l'arrière étaient déjà complètement encombré par les autres. J'ai donc ouvert la vitre et gardé le bras et la lance dehors, la reposant sur le rétroviseur pour me fatiguer un peu moins. J'ignorais où on allait mais on y allait. J'étais terrifié. Sortir signifiait devenir une cible vivante et cette impression ne me plaisait pas du tout...
J'ai jeté un regard derrière pour voir si tout le monde était là. N. était sur la gauche, O. au milieu, C. sur la droite et R.et bien... R. était dans le coffre et il appréciait moyennement l'expérience. Mais au moins on était tous là et on avait nos sacs. C'était rien mais étrangement rassurant.
F. a appuyé sur l'accélérateur et la voiture est repartie.

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Partie de jdr "jeu-moi" - Ep 01 : Un réveil explosif 

En fait, je me suis réveillé vers 2h du mat' quand une espèce d'explosion à retenti tout autour de moi. Enfin... c'était certainement un rêve, je n'y croyais pas. On était à Lyon, en pleine ville,chez un couple d'amis et j'avais dormi sur place avec les autres parce que... on avait fini tard, voilà tout.
Bref, je me frotte un peu les yeux et me redresse quand même, comme après un cauchemar mais je vois que je ne suis pas le seul debout : C. est déjà en train d'ouvrir la porte fenêtre donnant sur le balcon. J'ai une boule au ventre et me lève à mon tour pour le rejoindre et regarder ce qu'il s'y passe.

Je n'étais pas prêt.
Dans la rue des voitures étaient complètement explosées et flambaient, il y avait d'autres explosions de ce que j'ai entendu et avant que je n'ai le temps d'en voir plus, F. déboule dans le salon, suivi de N. son mari, où on dormait tous en nous criant qu'il y a une sorte de patte mécanique géante devant sa fenêtre.
Ceci a suffit à réveiller R. et ma sœur O. Même si le premier ne pigeait pas trop ce qu'il se passait et demandait si on n'avait pas juste rêvé.
Des explosions provenant de la porte-fenêtre encore bien ouverte auront aidé à le convaincre que ce n'était pas qu'un rêve. Personnellement, je n'avais pas attendu pour m'habiller. Faut dire qu'il m'a suffit de vêtir mon pantalon, remettre mon gilet, et prendre mon sac. Les autres étaient un peu en panique sur quoi faire, vu que c'était l'appart de F., c'est elle qui a un peu poussé les autres à se bouger. N. voulait prendre de la nourriture mais il n'y avait pas le temps. Des explosions nous faisaient penser à des porter d'immeubles qui valdinguaient. Ce n'était pas très rassurant vu que l'on était au deuxième étage...
Une fois habillé et équipé de son sac, R. a pris leur chatte Allie dans ses bras et nous a suivi.
Avant de sortir, j'ai juste vêtu mon manteau gothique noir long tip-top la classe parce que... mine de rien il tient chaud et vu qu'on n'était qu'au mois de Mars... faisait encore frisquet. Surtout à cette heure.

Dans le couloir, il y a déjà pas mal de personne. La plupart utilisent les escaliers et certaines personnes cherchant à utiliser l'ascenseur. Drôle d'idées, il suffisait qu'une panne de courant s'ajoute au reste pour qu'ils se retrouvent coincés et... ironie du sort, c'est typiquement quand je me suis fait cette réflexion que tout est devenu noir. J'avais juste mon portable et ma batterie de secours qui pouvaient m'éclairer. Heureusement, ma sœur avec sa petite lampe donc ça nous a bien simplifié la descente.
On n'en menait vraiment pas large et on cherchait surtout à rester groupés. F. avait proposé d'aller dans le sous-sol, là où était garé sa voiture et je dois avouer que je n'avais pas trop d'autres idées à suggérer. Je ne connaissais pas le quartier et malgré toutes mes connaissances en termes de scénario catastrophes grâce aux jeux vidéos ou aux films ben... je n'en menais pas très large. Surtout que ça pouvait être tout et n'importe quoi.

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