Pouet épinglé

1/ Introduction - (Partie 1/2) 

Avertissement: C'est le début donc il n'y a pas trop de gore mais l'ambiance est oppressante, il est notion de morts, sang. Il y a aussi de la vulgarité.
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Je regarde mon portable alors que le train s'arrête : 13h30. Bien, on est globalement à l'heure pour une fois, ce qui est assez rare pour le souligner avec la SNCF. Ce qui m'étonne c'est qu'on se soit arrêté avant d'être devant la gare. Il n'y a pourtant que très peu de train qui s'arrêtent à la gare de Fépin, ce village paumé en pleine campagne entre la France et la Belgique. Par la fenêtre le soleil pâle de Février illumine les champs, je devine le vent frais qui contraste probablement avec la chaleur douce du wagon. Je reste assis : pas la peine de se fatiguer debout, voire risquer de se viander bêtement lors du redémarrage hypothétiquement brutal de la locomotive. Je remarque que ce n'est pas le choix de mes voisins et des quelques personnes qui s'arrêtent ici.
Je soupire, j'en ai déjà marre. Pourquoi suis-je revenu m'enfermer dans cet espace dénué d'intérêt et à autant d'heures de Paris ? Je déteste la campagne. Et je déteste que mes géniteurs m'aient fait revenir ici pendant mes vacances; certes j'avais réussi à ne pas revenir pour Noël mais hum... Ça m'agace mais je ne peux pas encore perdre leur soutien. Il m'est utile.
C'est un paysage vraiment paisible et ennuyeux. Le train n'avance toujours pas et je tâche d'en profiter pour avancer un peu ma lecture "Le Sophiste" de Platon cependant les discussions autour me perturbent pour une raison que je ne m'explique pas. À moins que ce soit l'arrêt inattendu du train. Mes yeux ne cessent donc de naviguer sur ma page, lisant des mots sans les comprendre pendant que j'essaye de réfléchir à ce qui aurait pu ne pas aller correctement.
Plusieurs minutes s'écoulent avant que le contrôleur ne pénètre dans le wagon. Il nous annonce que le train est bloqué ici et qu'il va falloir descendre. Bien entendu : ça râle. Moins d'une personne sur cinq descendait ici, les autres continuaient pour aller je ne sais où. Le contrôleur essaye de calmer les gens mais ça fonctionne moyennement. Je m'en fous en fait. On n'est pas loin de la gare si je me souviens bien ni de chez moi.
Après avoir rangé mon livre dans la sacoche de ma ceinture, je descends donc du train et suis le groupe qui se dirige vers la gare qui, effectivement, ne se situe qu'à 200 mètres de là. Bien. Espérons que le père soit prêt parce que j'ai quand même fichtrement faim. Un coup d'oeil à mon téléphone m'annonce 13h46.

Arrivé à la gare, je checke rapidement puis me rends compte que je ne parviens pas à le localiser. Plan B donc : heureusement qu'au 21ème siècle, contacter une personne est aussi facile. J'appelle le paternel sur son téléphone et me prend un bip sonore très étrange, je regarde l'écran : pas de réseau. Qu'est-ce que c'est que cette merde ? C'est encore plus paumé que dans mes souvenirs où quoi ? Il y a toujours eu du réseau ici. "Chier."
Rageant, je choisis de rentrer chez moi à pied plutôt que d'attendre : l'appel du ventre bien plus fort que l'attente d'un retour hypothétique de mon voiturier. Seulement un kilomètre à faire.
Le vent frais me fait refermer les boutons de ma veste et je m'engage sur la route qui longe la voie ferrée. Il y a bien peu de voiture, bien peu d'agitation, je trouve cela déprimant. C'est impensable de ne pas croiser une voiture pendant trois minutes à Paris. Même à deux heures du mat'. Après être passé devant un champ et le cimetière, j'arrive à l'entrée du village. Il ne me faut qu'une dizaine de minutes pour parcourir la distance me séparant de la maison de mes géniteurs. L'atmosphère me semble encore plus fraîche et plus humide à côté de la Meuse. Quelle idée d'avoir acheter une maison aussi proche du fleuve ? Râlant mes pensées, je traverse la cour, note l'absence de la voiture du père puis pénètre chez moi sans frapper.

La mère semble contente de me revoir. Elle est si niaise, je ne comprendrais jamais comment on peut l'être autant. Plaquant un faux sourire sur mes lèvres en réponse, je vais m'assoir dans la cuisine après avoir déposer mon sac au pied de l'escalier. Pour un avantage, un inconvénient, bienvenue à Fépin : l'avantage c'est que je suis rapidement servi et que le plat est savoureux, l'inconvénient c'est que je dois manger en compagnie d'une femme qui n'arrête pas de me questionner sur des trucs ne la regardant nullement. Depuis le temps j'ai pris le pli et lui mens éhontément de façon à lui répondre ce qu'elle souhaite entendre. Cela raccourcit généralement les discussions et me permet d'obtenir plus. Et quand la vérité est découverte et bien... je me rattrape. Comme toujours. De toute façon, elle semble croire que son fils est un ange. Quelle stupidité. Personne n'est un ange.
Une chose a particulièrement attiré mon attention : la luminosité de la pièce. Je lui en fais la remarque et elle me répond que l'électricité a été coupé depuis une demi-heure. Cela coïncide avec le train bloqué sur la voie mais c'est étrange qu'une telle panne se soit produite au point d'affecter le réseau ferroviaire. Les bonnes habitudes revenant bien vite, je quitte la table une fois mon repas terminé, prétextant des devoirs puis récupère mon sac, gravis les escaliers et m'enferme dans ma chambre.
Bien. Un peu de calme.
Je checke mon portable : 83% de batterie et toujours pas de réseau. Il est 15h passée. J'essaye de m'occuper mais sans électricité, pas d'ordinateur, donc pas d'Internet, pas de réseaux. Et vu que le réseau téléphonique est aussi tombé, je finis par tourner en rond et à m'agacer.

Pouet épinglé

[Message du joueur]
Ce compte va tâcher d'être le plus fidèle possible au personnage afin de retranscrire un peu ses pensées.

Il est cependant bon de noter deux choses importantes :
Vivien est un connard manipulateur et on joue dans un univers d'apocalypse zombie ce qui fait que ce compte aura plusieurs triggers : violence, injures, sang a minima.
je vous conseille de mute ce compte si l'un de ces triggers vous dérange.

Ceci est une expérience. Si ça ne convient pas, je changerai les choses ou arrêterait donc n'hésitez pas à me contacter directement si quelque chose vous gène.
Je tâcherai de mettre des CW de temps à autre mais je doute le faire pour tous ses messages (j'vais essayer de contrôler son langage de toute façon).
Breffouille. En espérant que ça vous divertira autant que moi.

-- @Elanndelh

Il paraît que l'été arrivant, on va pouvoir sortir de notre cryostase.
Ça ne sera pas de refus. Mais eh, bien entendu : il n'y a encore aucune date.

Je me demande si c'est de la hâte ou de la répugnance que j'éprouve. D'un côté, je vais probablement pouvoir me tirer de ce guêpier.
De l'autre... je vais retourner dans cette situation entouré de zombies et d'idiots.
Ouais... dur choix.

Eh voilà. C'est fini pour ce soir et on n'est même pas mort.
Bon... faut dire que j'ai passé quasim... que j'ai passé toute la séance sur mon siège de voiture à ne pas bouger. Ça aide. En plus j'avais mis ma ceinture.

Gisèle ne sait vraiment pas y faire avec les voitures. Soit elle met trois heures à démarrer soit elle fait jaillir de la fumée du capot.
À croire que ça ne sert vraiment à rien le permis.

Ça fait dix minutes qu'il ne se passe rien. Que rien ne bouge. Que tout va bien.

...
Ça me stresse.

Hey, hey. Vous la connaissez l'histoire de la meuf avec un fusil, l'homme à la pelle et le chien qui rentrent dans une mairie potentiellement infestée de zombie ?
Elle est mortelle.

Regard encourageant après avoir envoyé son père prendre des risques pour le groupe : réussite.

Humpf... V'là que Sabeh se met à fumer dans la bagnole...

C'est étrange ce panneau d'information... on dirait qu'il a été reset il y a un jour et neuf heure et quelque.

Date sur le panneau :
"02/01/1970 - 9h07"

J'ai jamais vu autant d'oiseaux. C'est fichtrement... flippant. Heureusement ils vont dans notre sens. "Heureusement".

Ah. Ahaha. Ahahahahah. Les zombies ils peuvent sprinter. Ahaha. Et transformer les mammifères a minima. Le pire type de zombie possible. Bingo.

Hey. J't'ai grillé Kevin aka " @GlassDragon ". Pas très discret. Et pseudo... "intéressant".

Mine de rien... tout ça m'a un peu bousculé. Maintenant qu'on est dans une voiture; j'me sens tout silencieux et dans mes pensées.
J'ai du mal à réaliser et à accepter tout ce qu'il s'est passé. Même après une nuit de "sommeil".
J'ai même oublié Hélène et sa "petite" blessure.

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Ce retournement de situation : Cookie est en train de gagner son duel contre le chien enragé. Un chien de salon. Sérieusement.
Heureusement Kevin compense et ne sert à rien même pour défendre sa propre vie.

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[Message du joueur]
N'hésitez pas à muter mon compte ce soir. Il est probable que j'écrive pas mal de messages. Vu qu'on en direct. Et qu'il me faut bien un endroit pour raconter des conneries.

-- @Elanndelh

Sabeh a lancé une canette à son tour en ouvrant sa portière rapidement. Mais bon. Ça a aussi bien marché que pour moi. Autant dire : rien du tout.
Perdre Kevin serait un peu ennuyeux... Il m'aide bien à faire passer mes idées quand les vieux ne pigent rien.

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Bien entendu, mon con de père a encore paniqué et il s'est mis à klaxonner. Comme si ça allait vraiment nous aider d'attirer tous les zombies aux alentours. Déjà qu'on galère avec un seul putain de chien.
C'que j'ai vu c'était pas très drôle : Kevin allait vraiment se faire bouffer en fait. Et bien entendu, il était de mon côté. Donc ben... j'ai fait le con aussi : j'ai ouvert ma portière et gueulé pour essayer d'attirer le chien. Bien entendu, dès qu'il a commencé à me regarder, je suis retourné dedans.

L'effet fut... quasi-nul. Il m'a rapidement ignoré. Faut dire que Kevin est bien plus appétissant que moi.

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Vous savez quoi ? Elle s'est encore foirée.
J'le sens bien.
Les paris sont lancés : la jambe du gamin (oui, il a mon âge, je sais) ou le chien ?

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Hahaha. Gisèle n'a même pas réussi à démarrer. J'hallucine.
Et y a un chien zombie pas loin.
Est-ce que Kevin va se faire bouffer le pied ? Ou Cookie ? La réponse dans quelques instants.

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