Message épinglé

Writeever 

L'auteur actuel de déjà 6 writever avoue sans honte s'être inspiré librement du cycle de La culture de Iain Banks.
Ses œuvres ont pour cadre une société anarchiste multi galactique ou les vaisseaux spatiaux sont dotés d'un nom et d'une personnalité.
En dehors de cela j'ai tout inventé et je cite ma source donc non ce n'est pas du plagiat mais un hommage.

Lisez Iain Banks c'est vachement bien.

Octobrèves jour 5 Flamme

Les vaisseaux laissent derrière eux une traînée issue de leur propulseur une espèce de flamme.
Certains portent une flamme persistante et entêtante devant eux. Comme un regard ou l’équivalent visuel du sillage olfactif d'un parfum.

"Cheveux d'ange heureux" était de ces astronefs qui porte cette flamme intense devant elle. Parfois de colère indignée, toujours passionnée et intense cette lueur qui regarde. Elle y faisait passer la brûlure du désir et l'infinie douceur liquide et claire de la tendresse.
"Parallélépipède rêveur" ne se lassait pas de regarder cette flamme et de l'attiser à l'occasion.
Leurs routes ne se croisaient pas si souvent, puisque leur taches intergalactiques étaient souvent distantes de plusieurs années lumière. Mais quand ils se croisaient....

Octobrèves jour 4 en retard

Retranscription d'une conversation chiffrée entre Her Anarcist Ship Juliette et His Anarchist Ship Romeo

Juliette - Dis moi mon doux et fantasque Romeo tu veux que je fasse quoi avec cette coquille Saint Jacques ? me poser dessus genre venus de Boticelli ?

Romeo - Euh non ma chère Juliette je pensais a un usage moins classique, plutôt genre cache pudeur... mais euh pas complètement

Juliette - Tu m'intrigues dis donc et pourquoi tu rougis ? Parce que bon une coquille vide en cache sexe ce n'est que pudique...

Romeo - Alors euh et si elle n'est pas vide et si la noix de Saint Jacques était dotée d'une langue mobile...

Juliette - Oh je vois.. Tu sais que tu as des idées sympathiques depuis que nous ne sommes plus des amants tragiques...

Romeo - Et euh ta réponse est ?

Juliette- Oui

_ Alors vous savez votre souci de plan d'adressage ip des ordinateurs de la bibliothèque. Ça empêche l'accès par identification

_ Ben oui j'avais remarqué il y a 3 semaines quand je l'ai signalé

_ Alors du coup c'est complexe, faut envisager une restructuration du réseau et de la méthode d'authentification.

_ (soupir) Vous pouvez me donner un délai ?

_ Ah non parce que comme je vous le disais c'est complexe et c'est une restructuration complète mais on y travaille

Ouf tout va bien. Fallait surtout pas anticiper hein. Mais parce que 4 ordinateurs publics avec 4 affichettes en maintenance (sine die) ça rassure.

Non mais répondez moi comme dans it crowd au moins ce sera drôle. 😁

youtube.com/watch?v=nn2FB1P_Mn

Une belle reprise de Gainsbourg.
Catherine Ringer le fait très bien.

L'hôtel particulier

Provided to YouTube by Because MusicL'hôtel particulier · Les Rita MitsoukoSystème D℗ Six Sarl under exclusive license to Because MusicReleased on: 1993-11-1...

youtube.com/watch?v=uXOlO3zxQ9

"IrmaVep" aimait beaucoup jouer avec son nom de vampire de cinéma muet. Et puis être une vampire, pour un vaisseau spatial, ça rajoutait une élégance de chauve souris au vol interstellaire. Une chose toute poétique et surannée, au milieu de la technologie de pointe des vaisseaux de la société anarchiste multi galactique. Un film muet au milieu des sauts quantiques.

Comme "Les yeux qui fascinent" déplacés du Paris disparu dans la ceinture d'Orion.

NB : Si vous avez la patience de regarder 53 minutes de film muet pour découvrir Musidora qui joue Irma Vep vous pouvez cliquer sur le lien sinon je ne vous en voudrai pas.

upload.wikimedia.org/wikipedia

Le soleil sous la mer, mystérieuse aurore,
Éclaire la forêt des coraux abyssins
Qui mêle, aux profondeurs de ses tièdes bassins,
La bête épanouie et la vivante flore.

Et tout ce que le sel ou l’iode colore,
Mousse, algue chevelue, anémones, oursins,
Couvre de pourpre sombre, en somptueux dessins,
Le fond vermiculé du pâle madrépore.

De sa splendide écaille éteignant les émaux,
Un grand poisson navigue à travers les rameaux ;
Dans l’ombre transparente indolemment il rôde ;

Et, brusquement, d’un coup de sa nageoire en feu,
Il fait, par le cristal morne, immobile et bleu,
Courir un frisson d’or, de nacre et d’émeraude.

Heredia - Le récif de corail

Ocotobrèves jour 2 Fuite

Le vaisseau "gaston lagaff" avait tenté de réparer la fuite d’hydrogène de son réacteur auxiliaire avec le chewing-gum à la fraise de "madmoiselle jeanne". Techniquement ça tenait, il était cependant le seul vaisseau de toute les galaxie connues à avoir une bulle rose à gauche de sa coque qui palpitait au rythme des ratés du moteur.
On le reconnaissait dans tout les astroports.

All Carambar Are Beautifull

sponsorisé par les dentistes

Nos vieilles mœurs interdisaient au jeune homme pubère de se montrer nu dans le bain, et la pudeur jetait ainsi de profondes racines dans les âmes.
Cicéron : De la république.
Très lent, s’il vous plaît

pliez doucement
Il le nettoie tous les jours.
C’est un binocle d’argent avec des verres en or fumé.
ne changez pas de physionomie
Il lui a été donné par une belle Dame.
devenez pâle
Ce sont de beaux souvenirs ! Mais...
dans le creux de l’estomac
Une grande tristesse règne sur notre ami.
Il a perdu l’étui de son binocle !
ralentir et diminuer

Erik Satie - Son binocle

Octobrèves jour 1 Gargouille

"Gargouille qui bavouille" était un vaisseau volontairement repoussant, qui avait ajusté son aspect à son nom. Les autres vaisseaux pensants le regardaient passer avec gêne, parce que bon transformer son aspect en statue de cathédrale un peu moche et qui fait un peu peur, quand on peut devenir ce qu'on veut, c'était un peu bizarre tout de même.
Par contre, il avait beaucoup de succès chez les esthètes du bizarre, quand il abordait au cabinet de curiosités.
Il y avait finalement des endroits dans l'univers ou sa laideur était appréciée. Comme quoi les goûts et les couleurs c'est très relatif.

NDA : Oui je reprend le principe des vaisseaux humanisés et personnalisés, inspirés de Iain Banks, que j'avais utilisé dans le writever d'aout.

Ce que je voudrais, c'est que tout les Français, nés eux-mêmes sur le territoire français, de parents français ou en ayant l'air, eussent droit a une place de facteur des postes à Paris.

Erik Satie - Les raisonnements d'un têtu

Je t’attendais ainsi qu’on attend les navires
Dans les années de sécheresse quand le blé
Ne monte pas plus haut qu’une oreille dans l’herbe
Qui écoute apeurée la grande voix du temps

Je t’attendais et tous les quais toutes les routes
Ont retenti du pas brûlant qui s’en allait
Vers toi que je portais déjà sur mes épaules
Comme une douce pluie qui ne sèche jamais

Tu ne remuais encore que par quelques paupières
Quelques pattes d’oiseaux dans les vitres gelées
Je ne voyais en toi que cette solitude
Qui posait ses deux mains de feuille sur mon cou

Et pourtant c’était toi dans le clair de ma vie
Ce grand tapage matinal qui m’éveillait
Tous mes oiseaux tous mes vaisseaux tous mes pays
Ces astres ces millions d’astres qui se levaient

Ah que tu parlais bien quand toutes les fenêtres
Pétillaient dans le soir ainsi qu’un vin nouveau
Quand les portes s’ouvraient sur des villes légères
Où nous allions tous deux enlacés par les rues

Tu venais de si loin derrière ton visage
Que je ne savais plus à chaque battement
Si mon cœur durerait jusqu’au temps de toi-même
Où tu serais en moi plus forte que mon sang

René Guy Cadou - Je t'attendais ainsi...
in Hélène ou le règne végétal, 1951

Allongée sur les marches d'escalier
Dans le couloir de l’hôtel,
Tandis qu'on entend à l'étage au dessus
Une vive discussion entre femmes,
Elle écarte à peine ses cuisses.
La culotte est un trait d'écarlate
Dans la profondeur mouvante.

Louis Calaferte - Marche d'escalier

Il forçait des autostopeuses à déclamer du Alfred de Vigny à l'aide de son berger allemand !

Ah tiens le recueil de Satie que j'ai commandé est arrivé chez mon libraire. Je vais aller le chercher, du coup je vous en partagerai d'autres.

Afficher le fil de discussion

Quel temps !
Le vent souffle comme un phoque.
Le yacht danse.
Il a l’air d’un petit fou.
La mer est démontée.
Pourvu qu’elle ne se brise pas sur un rocher.
Personne ne peut la remonter.
« Je ne veux pas rester ici, »
dit la jolie passagère.
« Ce n’est pas un endroit amusant.
J’aime mieux autre chose.
Allez me chercher une voiture. »

Le yachting - Erik Satie

Puisque j'ai partagé un post sur la peinture et le journal de Marie Bashkirtseff autant être cohérent en partageant un poème d'elle.

Afficher le fil de discussion
Plus anciens

pololasi recommande :

Imagimastodon

Le réseau social de l'avenir : pas de publicité, pas de surveillance institutionnelle, conception éthique et décentralisation ! Gardez le contrôle de vos données avec Mastodon !