L'échange de confort contre de la sécurité qui traverse la société m'inquiète vraiment de plus en plus.
Alors oui l'état français va dans ce sens.
Mais je me dis que l'état est aussi dans une certaine mesure l'expression de ceux qui on voté pour la sécurité.

François Sureau qui n'est ni un membre des black block ou un punk zadiste mais un avocat au conseil d'état s'en inquiète aussi

"tout se passe comme si, depuis vingt ans, des gouvernements incapables de doter, de commander, d’organiser leur police ne trouvaient d’autre issue que celle consistant à restreindre drastiquement les libertés pour conserver les faveurs du public et s’assurer de son vote, dans une surprenante course à l’échalote"

"Notre manière de penser la liberté est une concession. Assez continûment, sauf pour quelques exceptions sous la IIIème République, on vit en France sous un régime ou l’on pense que la liberté c’est bien, mais la sécurité ça compte. "

franceculture.fr/emissions/la-

LSD, La série documentaire: Au-delà du clitoris (1/4) : Archéologie du clitoris franceculture.fr/emissions/lsd

Ou l'on apprend que le clitoris a apparu puis disparu des descriptions anatomiques deux fois à l'antiquité d'abord et à la renaissance ensuite.
Pour l'antiquité Rufus a été le premier à le décrire comme un organe à part entière différencié des petites lèvres et du méat.
Il a même inventé le mot Clitoris et le verbe Clitoriser pour chatouiller le clitoris.
D'ailleurs il est très joli ce verbe.
Puis au deuxième siècle Gallien est venu dire non les femmes n'ont pas un petit penis on oublie
A la renaissance Colombo et Fallopio ont mis en évidence le clitoris et sa fonction érectile, Colombo à même eu l'intuition de la partie interne qu'il a raccroché à tort au vagin.
Comme il se disputaient pour savoir qui avait découvert le clitoris, leur maître Vesale à tranché en disant le clitoris n'existe pas sauf anomalie chez les hermaphrodites. Vesale avait déjà sa théorie selon laquelle la femme avait les mêmes organes que les hommes en miroir et en interne. Donc exit le petit bouton pour la seconde fois

Tous ces gens étaient anatomistes et à la renaissance pratiquaient la dissection hein comme quoi la science ne préserve pas de la mauvaise fois. En fait la description anatomique était censé refléter des présupposés et pas l'inverse. Scientifiquement aujourd'hui ce ne serait plus valable

Notons aussi que Colombo s'il avait compris que le clitoris servait à l'excitation cette excitation n'avait pour but que de libérer la semence féminine nécessaire à la reproduction

En fait la première description anatomique scientifiquement correcte, vu les moyens de l'époque, et honnête aussi remonte aux années 1840 ou on comprend enfin qu'il y a à la fois une partie interne non raccrochée au vagin et que le clitoris est innervé et à un réseau de veines expliquant l'érection.

Si je vous dis que tout les anatomistes en question étaient des hommes je suppose que ça ne surprend personne ce jeu de cache cache du clitoris.

Un lieu qui existe toujours mais dont l’esprit a disparu :

Bordeaux autour du marché des Capucins. Entre la place de la Victoire, le cours de la Marne, la rue Paul Broca et l’entrée de la rue Clare.
C’était le lieu des forts en gueule, des bars pour fin de soirées tardives ou début de journée très matinale. S’y croisaient vers les 5, 6 heures du matin : bouchers, charcutiers, poissonnières, skinheads, dealers, toxicos, travelos, fêtards en fin de soirée, paumés, gitans, etc… Toute une foule très humaine et très électrique. C’était dangereux mais vivant.

Souvenirs : un trav qui menace les gars qui déchargent les camions de charcutaille avec une grenade à plâtre ; une voiture qui fonce a toute allure dans des rues larges comme un couloir avec à ses trousses une voiture de police sirène hurlante ; le barman en manque d’un troquet ouvert très tôt ou très tard qui smashe la tête d’un client sur le comptoir ; une poissonnière qui répond à la question d’une petite étudiante BCBG "Elles sont fraîches vos moules ? " par un tonitruant “Et je te demande si elle est fraîche la tienne ?!” ; les vendeurs “à la roulotte” de la rue Elie Gintrac ; un rat gros comme un teckel qui plie ses pattes pour renter dans un caniveau ; un bar portugais un soir de match de foot Benfica Bordeaux qui a empêché de dormir toute une rue ; un toxico qui hurle dans la rue pour qu’on le laisse rentrer dans un appartement ou “il y en a” ; deux superbes motardes blondes gainées de cuir noir qui revenaient tout les ans au printemps transportant vaut mieux pas savoir quoi ; etc…

La dernière fois que je suis passé par là il y avait surtout des bobos…

Pour justifier le Latiniste ceinture jaune de ma page de profil

O adonai et dux domus Israël, qui Moysi in igne flammae rubi apparuisti, et ei in Sina legem dedisti : veni ad redimendum nos in brachio extento.

Donc en français

Ô Adonai,
chef de ton peuple Israël, tu te révèles à Moïse dans le buisson ardent et tu lui donnes la Loi sur la montagne : Viens, Seigneur, nous délivrer par la vigueur de ton bras.

Et c'est une des antiennes O de l'avent adressées au christ. Alors non je ne suis pas catholique ni religieux mais il fut un temps ou le commanditaire de la musique était l’église.

Ce qui a permis à Marc Antoine Charpentier de d’écrire ces sublimes antiennes et à William Christie d'en donner un version brillante pas pour puristes mais bon hein les puristes...

youtube.com/watch?v=0lkrFWnknh

Le temps qui reste n’est pas celui qui est déjà passé.
Il est plus urgent et plus lent ; plus apaisé et plus dense.
Plus violent et plus doux.

Le chemin déjà parcouru est plus long et il l’est moins
Moins dense en tout cas et pourtant pas moins riche. Beaucoup de choses accomplies et beaucoup d’ordre à mettre dans ces choses. Trier, éventuellement corriger, voire repartir d’un nouveau pas en tout cas tenter d’y voir clair.

Reste à concilier un temps compté et les espérances du futur. Caser le rêve devient impératif et raisonnable. Aussi raisonnable et irrationnel que de parler avec les fées. Parce que la raison ne suffit pas et suffira de moins en moins, parce que les limites ne sont que des marques au sol qui nous indiquent un sens de circulation. Il n’y a pas plus de risque à les franchir qu’a tourner dans le sens inverse de pauvres flèches dérisoires posées sur le sol des soumissions.

Il est grand temps de regarder l’herbe pousser avant de la rejoindre.

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